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Jean-Marie Boëglin
Cinéma

Jean-Marie Boëglin

Jean-Marie Boëglin est un administrateur et directeur français de théâtre, metteur en scène, pédagogue et comédien, né le 14 août 1928 à Châlons-sur-Marne et mort le 23 novembre 2020 à Saint-Martin-d'.

14 août 1928

Biographie

Jean-Marie Boëglin est un administrateur et directeur français de théâtre, metteur en scène, pédagogue et comédien, né le 14 août 1928 à Châlons-sur-Marne et mort le 23 novembre 2020 à Saint-Martin-d'Hères. Militant anticolonialiste, porteur de valises pour le Front de libération nationale et « pied-rouge », il est cofondateur du Théâtre national algérien. == Biographie == === Châlons-sur-Marne === Jean-Marie Boëglin naît le 14 août 1928 à Châlons-sur-Marne dans la famille d'un cheminot et d'une femme de ménage. Pendant la Seconde Guerre mondiale, résistant comme son père, il est agent de liaison des Francs-tireurs et partisans. Le parti communiste français l'exclut en 1947 au motif qu'il est anarchiste. La fédération anarchiste l'exclut en 1951 au motif qu'il est marxiste. Il devient journaliste de L'Union à Châlons. Il couvre pour son journal les manifestations des rappelés et les sabotages des trains assurant le transport des troupes vers l'Algérie en 1955-1956. === Théâtre I — Villeurbanne === Passionné de théâtre, il rencontre Arthur Adamov, Eugène Ionesco, Antonin Artaud. Il anime un atelier au festival de la Lorelei en 1951 où Laurent Terzieff est son stagiaire et où il se lie d'amitié avec Roger Planchon et Mohamed Boudia. Il devient instructeur national d'art dramatique pour la Fédération unie des auberges de jeunesse. Jean-Marie Serreau, créateur en France de L'Exception et la Règle, l'envoie rencontrer Bertolt Brecht au Berliner Ensemble où il assiste à la création de Mère Courage et ses enfants. Dès lors le théâtre devient pour lui un outil de lutte politique et sociale. En 1956, il rejoint Roger Planchon à Villeurbanne et devient secrétaire général du Théâtre de la Cité, rédacteur en chef du journal Cité – Panorama et directeur de l'école d'art dramatique du Théâtre de la Cité. Il reprend le rôle de Robert Marpeaux dans Paolo Paoli d'Arthur Adamov créé le 24 mai 1957 par Roger Planchon au Théâtre de la Comédie de Lyon et représenté au Théâtre du Vieux-Colombier à Paris le 20 janvier 1958. Pour sauver les débuts chaotiques de la première saison du Théâtre de la Cité, Jean-Marie Boëglin monte Les Fourberies de Scapin et La Jalousie du Barbouillé de Molière avec les élèves de l'ancienne école de la rue des Marronniers qui était l'école du Théâtre de la Comédie de Lyon et qui devient l'école du nouveau théâtre de Villeurbanne. === Entracte === En 1957, la mort à Lyon sous la torture par la police de l'un des étudiants du Théâtre de la Cité universitaire de Grenoble le décide, « pour ne pas avoir honte de [lui] », à devenir porteur de valises pour la « wilaya III » qui regroupe la vallée du Rhône et les Alpes. En 1959, à la suite d'une vague d'arrestations de militants algériens et de Français qui leur ont apporté leur aide dans la région, il forme, sur la suggestion du Front de libération nationale par l'intermédiaire de Jacques Charby, son propre réseau qui compte une cinquantaine de personnes, en liaison avec les réseaux de F

Jean-Marie Boëglin, né le 14 août 1928 à Châlons-sur-Marne, est une figure emblématique du théâtre et de l'engagement politique en France. Issu d'une famille modeste, il s'engage très tôt dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Sa carrière journalistique le mène à couvrir les manifestations anti-guerre en Algérie, avant qu'il ne se consacre pleinement au théâtre. Passionné par cette discipline, Boëglin croise les chemins d'artistes renommés comme Arthur Adamov et Eugène Ionesco. Il devient instructeur national d'art dramatique pour la Fédération unie des auberges de jeunesse et participe activement à l'émergence du théâtre moderne en France. En 1956, il rejoint Roger Planchon à Villeurbanne, où il occupe plusieurs postes clés au Théâtre de la Cité, dont celui de directeur de l'école d'art dramatique. Son engagement politique ne tarde pas à se manifester dans son travail théâtral. En 1957, la mort sous la torture d'un étudiant algérien le pousse à rejoindre clandestinement le Front de libération nationale en tant que porteur de valises. Il forme un réseau de cinquante personnes pour soutenir la cause algérienne et poursuit cette activité malgré les risques encourus, jusqu'à sa condamnation par contumace en 1960. Après avoir échappé à la justice grâce à l'aide d'André Malraux, Boëglin continue son œuvre théâtrale et pédagogique. Sa vie témoigne de l'importance du théâtre comme outil de résistance et d'éducation populaire, mêlant art et engagement politique avec une rare intensité.

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