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Alina Șerban raconte la douleur et la joie de son film « I Matter » à Venise

Alina Șerban, réalisatrice romani qui a grandi dans la pauvreté, dévoile les émotions intenses qui ont nourri son premier long-métrage « I Matter » lors de sa première mondiale au Festival de Venise. Entre douleur et triomphe, elle affirme avoir accompli l’impossible.

NP
journalist·dimanche 6 septembre 2026 à 07:026 min
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Alina Șerban raconte la douleur et la joie de son film « I Matter » à Venise
Alina Șerban et I Matter à Venise

Quand Alina Șerban a foulé le tapis rouge du Festival de Venise, ce n’était pas seulement la fierté d’une première mondiale, c’était le cri d’une femme qui a traversé la misère pour toucher le ciel du cinéma. Dans les yeux de la réalisatrice, on lit la même lueur qui l’a poussée à monter sur les planches de théâtre roumaines avant de brandir la caméra : une détermination née du besoin de prouver que chaque voix, même la plus marginalisée, mérite d’être entendue.

Origines modestes et ascension sur les scènes

Alina Șerban a grandi dans un milieu économique difficile, où les ressources étaient limitées et les perspectives de carrière restreintes. Dès son adolescence, elle a trouvé refuge et expression dans le théâtre, où son talent d’actrice a rapidement attiré l’attention du public rom. Sa présence scénique, marquée par une intensité émotionnelle et une maîtrise du langage oral, l’a propulsée au rang d’une star reconnue sur les scènes nationales. Cette reconnaissance a ouvert la porte à de nouvelles opportunités, notamment dans le domaine de la réalisation, où elle a pu mettre à profit son expérience de performance pour créer des images cinématographiques puissantes.

Alina Șerban : son film « I Matter » fait sensation à Venise

« I Matter » a été sélectionné dans la section Venice Spotlight, un espace dédié aux œuvres audacieuses qui bousculent les conventions. Le film, qui explore les contradictions entre la douleur d’un passé oppressant et la joie d’une résilience collective, a été accueilli par une salle comble où les applaudissements ont duré plusieurs minutes. Selon Variety, la réalisatrice a déclaré lors de la projection : « J’ai réussi à faire quelque chose d’impossible ».

Le long‑métrage raconte l’histoire d’une communauté rom qui, malgré les préjugés et la pauvreté, trouve la force de se réinventer. En mêlant des scènes de théâtre intimistes à des plans cinématographiques grandioses, Alina a créé un pont entre son passé d’actrice de scène et son présent de réalisatrice. Le choix de la bande‑son originale, composée de musiques traditionnelles roms revisitées, renforce l’atmosphère à la fois mélancolique et triomphante du film.

L’envergure de la Venice Spotlight

La section Venice Spotlight, qui a accueilli « I Matter », est connue pour présenter des œuvres qui sortent des sentiers battus. Elle offre une plateforme aux cinéastes émergents qui souhaitent raconter des histoires touchantes et socialement pertinentes. La présence de « I Matter » dans cette catégorie souligne la pertinence de la narration d’Alina et l’impact potentiel de son travail sur un public international.

Réception critique internationale

Les proches d’Alina, dont plusieurs acteurs de théâtre qui l’ont vue évoluer sur les planches, ont exprimé une émotion palpable. « Voir Alina sur le podium, c’est voir un rêve qui devient réalité pour nous tous », a confié un ami d’enfance, selon les médias. Sur les réseaux, les fans ont inondé les commentaires de messages de soutien, soulignant la puissance du titre « I Matter » comme un cri d’affirmation pour les minorités.

Les critiques internationaux, présents à Venise, ont salué la capacité de la réalisatrice à conjuguer authenticité et esthétique. Le quotidien italien La Repubblica a qualifié le film de « chef‑d’œuvre émouvant qui donne une voix à l’invisible ». De son côté, le jury du festival a souligné la « profondeur émotionnelle » du récit, rappelant que le cinéma peut être à la fois un miroir et un moteur de changement social.

Vision d’avenir et impact social

Cette première mondiale ouvre une porte que la réalisatrice n’aurait jamais imaginée franchir il y a vingt‑cinq ans, lorsqu’elle jouait dans les rues de Bucarest. Elle a désormais la possibilité de porter d’autres histoires roms sur la scène internationale, et les producteurs européens montrent déjà un vif intérêt pour ses prochains projets. Selon Variety, Alina envisage déjà un second long‑métrage qui explorerait la diaspora rom à travers le monde.

Au-delà des projets cinématographiques, Alina souhaite créer une plateforme de formation pour les jeunes talents roms, afin de leur offrir les outils nécessaires pour raconter leurs propres histoires. Elle a déclaré que le succès de « I Matter » n’est pas seulement le sien, mais celui d’une communauté qui a longtemps été réduite au silence. « Nous avons prouvé que nos douleurs peuvent devenir des sources de joie collective », a-t-elle ajouté, rappelant que chaque pas vers la reconnaissance est un pas vers la liberté.

Conclusion : un nouveau chapitre pour les voix marginalisées

En définitive, le passage d’Alina Șerban sur la scène vénitienne n’est pas qu’une simple première ; c’est le début d’une ère où les voix marginalisées occupent enfin le devant‑de‑scène du grand écran. Le monde attend avec impatience la suite de son parcours, convaincu que chaque nouveau film sera une nouvelle victoire contre l’invisibilité.

Un parcours inspirant de la scène au grand écran

Alina a commencé sa carrière artistique dans les petites salles de théâtre de Bucarest, où elle a rapidement été reconnue pour son expressivité et son engagement. Sa transition vers la réalisation s’est faite naturellement, car elle a toujours cherché à donner une voix aux histoires qui ne trouvent pas d’espace dans les médias traditionnels.

« I Matter » : une narration visuelle et sonore unique

Le film combine des séquences de théâtre authentique avec des images cinématographiques saisissantes, créant un dialogue entre le passé et le présent. La bande‑son, entièrement composée de musiques traditionnelles roms revisitées, renforce la profondeur émotionnelle et l’authenticité culturelle du récit.

Réactions et soutien de la communauté rom

La communauté rom a salué le film comme une représentation fidèle de leurs luttes et de leur résilience. Les organisateurs de l’événement ont souligné l’importance de donner une plateforme aux voix souvent marginalisées.

Projets futurs et engagement éducatif

Alina prévoit de poursuivre son engagement en créant une plateforme de formation pour les jeunes talents roms, afin de leur offrir des opportunités de raconter leurs propres histoires. Elle travaille déjà sur un second long‑métrage qui explorera la diaspora rom à travers le monde, avec l’aide de producteurs européens intéressés par son travail.

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