Le maître du suspense coréen vient de confier qu'il prépare deux ou trois nouveaux films crime et horreur, après avoir terminé son premier long métrage d'animation, 'Ally'. Entre la remise du prix Stella della Mole à Turin et l'espoir d'une première en festival, il garde les yeux brillants d'une nouvelle aventure cinématographique.
Lors de la cérémonie où Bong Joon Ho a reçu la Stella della Mole au Musée national du cinéma de Turin, on a pu sentir l'excitation palpable dans son regard. Après des années de succès avec des chefs‑d’œuvre comme Parasite et Snowpiercer, le réalisateur coréen se montre plus que jamais animé par l'envie de se réinventer, d'explorer des territoires sombres tout en restant fidèle à son sens aigu du détail et de l'humanité.
Bong Joon Ho : ses projets crime et horreur en gestation
Le cinéaste a confié à Variety qu'il travaille déjà sur « two or three » idées de films mêlant crime et horreur. Il n'a pas dévoilé les intrigues, mais a laissé entendre que chaque scénario explorerait les recoins les plus obscurs de la société, un thème qui l’a toujours fasciné. Selon les médias, ces projets pourraient s’inspirer d’évènements réels, un fil conducteur qui a déjà marqué son œuvre, mêlant critique sociale et frissons.
Ce qui rend ces projets particulièrement attendus, c’est la promesse d’une esthétique visuelle nouvelle, fruit de l’expérience acquise lors de la réalisation de son film d’animation. Bong a expliqué que le passage du crayon animé au fusil de la peur lui permettrait de jouer avec la lumière et l’ombre d’une façon inédite, créant ainsi une atmosphère à la fois onirique et terrifiante. Il a ajouté que le processus d’écriture serait « très détaillé », indiquant qu’il compte peaufiner chaque scène comme il l’a fait pour Parasite, où chaque plan compte.
Enfin, le réalisateur espère que l’un de ces films fera ses débuts dans un grand festival international dès l’an prochain. Il ne précise pas lequel, mais l’idée d’une première en avant‑première suscite déjà l’impatience des programmateurs. L’objectif, selon lui, est de créer une expérience immersive où le spectateur se retrouve à la fois complice et témoin d’une tension qui ne lâche jamais prise.
Bong Joon Ho : l'animation Ally qui ouvre la voie
L’animation Ally représente le premier long métrage animé du réalisateur, un projet qui a mobilisé une équipe internationale pendant plusieurs années. Bong a décrit ce film comme une « aventure humaine » où chaque personnage porte un message de résilience. Bien que le synopsis reste secret, les premières images montrent un univers coloré mais chargé d’émotions, un contraste saisissant avec les futurs projets plus sombres qu’il prépare.
Ce qui est remarquable, c’est la façon dont Bong utilise cette étape pour se préparer aux prochains défis. L’animation lui a permis de maîtriser de nouvelles techniques de narration visuelle, notamment le jeu de perspective et le rythme de montage, qui seront essentiels pour créer le suspense dans ses futurs thrillers. D’après les proches du réalisateur, il a déjà commencé à esquisser des story‑boards qui mêlent les textures de l’animation à la brutalité du crime.
La sortie d’Ally est prévue pour l’an prochain, et Bong espère qu’elle sera présentée dans les festivals d’animation avant de toucher le grand public. Cette stratégie de diffusion montre son désir de toucher différents publics, tout en gardant une cohérence artistique qui le caractérise depuis ses débuts.
Bong Joon Ho : la Stella della Mole et l'attente d'un festival
La remise de la Stella della Mole, décernée au Musée national du cinéma de Turin, a été l’occasion pour le réalisateur de partager ses projets futurs avec le monde entier. Lors de son discours, il a remercié le public italien pour son soutien et a souligné l’importance de la communauté cinématographique européenne dans son parcours. Cette récompense, très prestigieuse, vient couronner une carrière déjà riche en accolades, et marque le point de départ d’une nouvelle phase créative.
Dans les coulisses de la cérémonie, plusieurs acteurs et réalisateurs présents ont exprimé leur admiration pour la capacité de Bong à se réinventer sans perdre son empreinte unique. Des anecdotes ont circulé, notamment le fait qu’il aurait offert à certains invités des croquis de personnages d’Ally, témoignant de son désir de partager chaque étape de son processus créatif. Ces moments intimes renforcent le portrait d’un artiste à la fois humble et passionné.
Un parcours jalonné d'innovations et de reconnaissance
Avant d’aborder ces nouveaux projets, il convient de rappeler le chemin parcouru par Bong Joon Ho. Révélé au grand public grâce à Parasite, qui lui a valu la Palme d’or à Cannes puis l’Oscar du meilleur film en 2020, le réalisateur coréen a depuis consolidé sa réputation d’artiste capable de mêler critique sociale et genres populaires. Snowpiercer, son premier film en anglais, a confirmé son talent à travailler avec des castings internationaux tout en conservant une voix clairement ancrée dans les réalités de son pays d’origine.
Ces succès ont créé une attente légitime autour de chaque nouveau projet. Le fait qu’il se lance désormais dans l’animation avec Ally, avant de retourner aux territoires du crime et de l’horreur, illustre une volonté constante d’élargir son vocabulaire cinématographique. Les observateurs notent que cette double démarche – animation puis thriller – pourrait aboutir à une hybridation stylistique inédite, où la rigueur du story‑telling « très détaillé » rencontrera la liberté visuelle offerte par le dessin animé.
Réactions de la communauté internationale
Après l’annonce de ces projets, la communauté cinématographique a réagi avec enthousiasme. Des programmateurs de festivals européens ont déclaré qu’ils suivaient de près l’évolution du travail de Bong, conscients que son retour au format thriller pourrait renouveler les sections compétitives de Cannes, Berlin ou Toronto. De même, des critiques spécialisés ont souligné que l’engagement de Bong à explorer « les recoins les plus obscurs de la société » s’inscrit dans la continuité de son œuvre, tout en promettant une mise en scène visuelle qui pourrait redéfinir les codes du genre horreur‑crime.
En somme, le moment où Bong Joon Ho a reçu la Stella della Mole marque non seulement la reconnaissance d’une carrière déjà exceptionnelle, mais aussi le point de départ d’une phase où l’expérimentation visuelle et narrative se conjugue avec une ambition de festival. Que ce soit à travers l’aventure humaine d’Ally ou les futurs thrillers sombres, le réalisateur semble prêt à offrir aux spectateurs une nouvelle fois une expérience cinématographique à la fois intellectuelle et viscérale. Les fans, les pairs et les institutions attendent avec impatience la concrétisation de ces « two or three » idées, convaincus que le maître du suspense livrera, comme à son habitude, une œuvre qui marquera les esprits pendant des années.
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