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Dudley Moore : le comeback surprise d'Arthur, la comédie culte qui a conquis Hollywood

Il y a 45 ans, un film au budget modeste sur un playboy alcoolique devenait un phénomène mondial. Retour sur le triomphe inattendu d'Arthur avec Dudley Moore et Liza Minnelli, qui a marqué l'histoire du cinéma.

BL
journalist·dimanche 16 août 2026 à 06:025 min
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Dudley Moore : le comeback surprise d'Arthur, la comédie culte qui a conquis Hollywood

Qui aurait cru qu'un petit film sur un milliardaire buveur et son majordome deviendrait l'un des plus grands succès de l'été 1981 ? C'est pourtant ce qui est arrivé à Arthur, la comédie tendre et déjantée qui a propulsé Dudley Moore au rang de star internationale. Le Hollywood Reporter nous replonge dans cette époque bénie où le talent et l'audace suffisaient à enflammer les salles obscures.

Le pari fou de Dudley Moore et Liza Minnelli

À l'époque, Dudley Moore n'était pas encore le sex-symbol comique que l'on connaît. Ce brillant musicien britannique, révélé au sein du duo satirique Peter Cook and Dudley Moore, avait tenté sa chance à Hollywood avec des résultats mitigés. Mais c'est son interprétation d'Arthur Bach, un héritier new-yorkais noyant son chagrin dans l'alcool, qui va tout changer. Face à lui, une Liza Minnelli rayonnante incarne Linda Marolla, une vendeuse de chez Bloomingdale's, issue d'un milieu modeste, qui va bouleverser sa vie dorée.

Le scénario, signé Steve Gordon, est une pépite d'humour et de tendresse. Arthur, avec son flegme so British et sa répartie légendaire, enchaîne les répliques cultes. Le film, tourné avec un budget très serré, a pourtant tout du blockbuster : une romance irrésistible, des seconds rôles mémorables (John Gielgud en majordome acerbe, oscarisé pour l'occasion) et une bande originale inoubliable signée Burt Bacharach, avec le titre « Arthur's Theme (Best That You Can Do) ».

Le pari était risqué : un sujet aussi délicat que l'alcoolisme traité avec légèreté, un duo d'acteurs que rien ne prédestinait à s'entendre. Et pourtant, la magie a opéré. Le public a été conquis par cette comédie douce-amère, portée par l'alchimie électrique entre Moore et Minnelli. Leur duo, à la fois drôle et émouvant, a fait d'Arthur un classique instantané.

Un succès surprise qui a marqué l'histoire du box-office

Sorti en juillet 1981, Arthur a pris tout le monde de court. Avec un budget dérisoire, le film a terminé sa course en tête des charts, se hissant à la quatrième place du box-office annuel, derrière des mastodontes comme Les Aventuriers de l'arche perdue ou Les Chariots de feu. Une performance d'autant plus remarquable que la concurrence était rude. Le film a rapporté plus de 95 millions de dollars aux États-Unis, un chiffre faramineux pour l'époque.

Les critiques, d'abord sceptiques, ont rapidement succombé au charme du film. La performance de Dudley Moore a été saluée comme l'une des plus drôles et des plus touchantes de sa carrière. Le New York Times écrivait alors : « Dudley Moore est tout simplement irrésistible dans le rôle de ce playboy alcoolique et attachant ». Le public, lui, a fait un triomphe au film, qui est devenu un véritable phénomène de société. On se arrache les répliques, on fredonne la chanson, on imite la démarche chaloupée d'Arthur.

Ce succès a transformé la vie de Dudley Moore. L'acteur, qui avait connu des débuts difficiles à Hollywood, est devenu du jour au lendemain l'une des valeurs les plus sûres du cinéma comique. Il enchaînera les tournages, mais sans jamais retrouver la magie d'Arthur. Le film a également offert à Liza Minnelli un de ses plus beaux rôles, après son Oscar pour Cabaret en 1973. Sa composition de Linda, à la fois pragmatique et rêveuse, a touché le cœur du public.

L'héritage d'Arthur : une comédie culte qui traverse les générations

Quarante-cinq ans après sa sortie, Arthur n'a pas pris une ride. Le film est devenu un véritable objet de culte, régulièrement diffusé à la télévision et cité en référence par de nombreux comédiens. Son humour, à la fois british et new-yorkais, continue de faire rire les nouvelles générations. La réplique culte d'Arthur, « I get drunk, I fall down, but I always get up », résonne encore comme un hymne à la résilience.

Le film a également eu droit à une suite, Arthur 2 : Dans la dèche, sortie en 1988, et à un remake en 2011 avec Russell Brand. Mais aucune de ces tentatives n'a égalé le charme de l'original. Le Hollywood Reporter rappelle d'ailleurs que Dudley Moore, malgré ses démons personnels, a toujours gardé une tendresse particulière pour ce personnage qui l'a rendu célèbre. Dans une interview, il confiait : « Arthur, c'est un peu moi, finalement. Un type qui essaie de trouver sa place dans un monde qui ne lui ressemble pas ».

Aujourd'hui, alors que les comédies romantiques se font rares à Hollywood, Arthur apparaît comme un modèle du genre. Un film qui ose parler de choses sérieuses avec légèreté, porté par des acteurs au sommet de leur art. Une leçon de cinéma que les studios feraient bien de méditer. Et nous, spectateurs, on ne peut que remercier Dudley Moore et Liza Minnelli pour ce moment de pure magie, qui continue de nous faire sourire, verre à la main, en espérant que la vie nous réserve, comme à Arthur, une belle surprise.

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