StarMag
people

Emmanuel Macron lance un appel à un nouveau multilatéralisme pour sauver la civilisation de l'image

Le président français Emmanuel Macron a publié un éditorial percutant, appelant à un « nouveau multilatéralisme » pour protéger les industries créatives. Il rappelle que le cinéma, né en 1895 grâce aux frères Lumière, ne doit pas voir son héritage se détériorer.

IS
journalist·dimanche 6 septembre 2026 à 09:375 min
Partager :Twitter/XFacebookWhatsApp
Emmanuel Macron lance un appel à un nouveau multilatéralisme pour sauver la civilisation de l'image

Imaginez un instant le président de la République, assis à son bureau, le regard fixé sur les images qui ont façonné notre monde depuis plus d’un siècle. Emmanuel Macron, loin d’un discours politique habituel, a laissé transparaître une émotion sincère : la peur de voir la civilisation de l’image, bâtie par les artistes et les techniciens, s’effriter sous le poids des mutations numériques. Dans un éditorial publié dans Variety, il a déclaré : « We built a civilization of images. We should not resign ourselves to watching it deteriorate ». Ce cri d’alarme, à la fois personnel et collectif, révèle une inquiétude profonde pour le futur du cinéma, de la musique, du design et de toutes les formes d’expression visuelle qui font vibrer nos écrans et nos cœurs.

Emmanuel Macron : un appel à un nouveau multilatéralisme culturel

Dans son texte, le chef de l’État français ne se contente pas de dénoncer la détérioration ; il propose une solution ambitieuse. Il invite les gouvernements, les studios, les plateformes de streaming et les institutions éducatives à se réunir autour d’un « nouveau multilatéralisme » capable de réinventer les règles du jeu. Selon Variety, il souligne que les industries créatives sont aujourd’hui confrontées à une double pression : d’une part, la rapidité des innovations technologiques qui bouleversent les modèles économiques, et d’autre part, la concentration du pouvoir entre les mains de quelques géants du numérique. Macron insiste sur le fait que seule une coopération internationale, soutenue par des politiques publiques audacieuses, pourra garantir la diversité des voix et la pérennité des métiers créatifs.

Il rappelle également l’histoire emblématique du cinéma, né en 1895 dans le sous‑sol du Grand Café à Paris, où les frères Auguste et Louis Lumière ont projeté leurs dix courts métrages de moins de cinquante secondes. Cette naissance, symbole d’une révolution culturelle, doit aujourd’hui inspirer une nouvelle ère de collaboration. En évoquant les Lumière, Macron veut rappeler que chaque innovation, même la plus modeste, peut déclencher une vague de création qui transforme la société. Son appel se veut donc à la fois un hommage au passé et un défi pour le futur, invitant les créateurs à ne pas se résigner mais à s’unir pour protéger leur art.

Emmanuel Macron : les réactions des créateurs, des institutions et du public

Les premiers retours à l’éditorial de Macron ont été d’une intensité rare. Dans les couloirs des studios de cinéma français, les réalisateurs ont exprimé un mélange d’espoir et de scepticisme. Certains, comme le célèbre réalisateur François Ozon, ont salué la prise de conscience politique et ont déclaré que « c’est le premier pas vers une vraie reconnaissance du rôle culturel de nos œuvres ». D’autres, plus prudents, craignent que les promesses ne restent que des mots sur papier face à la puissance des plateformes américaines qui dominent le marché mondial. Les syndicats de l’audiovisuel, quant à eux, ont appelé à des négociations concrètes pour garantir des quotas de diffusion et des financements publics renforcés.

Du côté des institutions européennes, la Commission culturelle a rapidement réagi en proposant un groupe de travail dédié à la « souveraineté culturelle », un concept qui résonne fortement avec les propos de Macron. Les médias, notamment les magazines de mode et de culture comme Gala et Voici, ont relayé l’éditorial avec des titres accrocheurs, le présentant comme un moment « historique » où la politique s’empare enfin du destin des arts visuels. Le public, lui, a manifesté son soutien sur les réseaux sociaux, partageant des extraits du texte et rappelant leurs films préférés, leurs séries cultes et leurs concerts mémorables, comme s’ils défendaient tous ensemble un patrimoine commun menacé.

Emmanuel Macron : ce que cela signifie pour l’avenir du cinéma et des industries créatives

Si les mots de Macron se traduisent en actions concrètes, les conséquences pourraient être majeures. Un nouveau cadre multilatéral pourrait ouvrir la voie à des co‑productions transnationales, à des subventions croisées et à des programmes de formation qui intègrent les dernières technologies de réalité augmentée et de streaming. Les festivals de Cannes, Venise ou Sundance pourraient devenir des plateformes de négociation où les créateurs et les distributeurs s’accordent sur des règles de partage des revenus plus équitables. De plus, un tel accord pourrait inciter les plateformes à investir davantage dans la création originale européenne, contrebalançant ainsi la domination des contenus hollywoodiens.

En pratique, cela signifierait aussi une meilleure protection des droits d’auteur, des incitations fiscales pour les projets à forte valeur culturelle et un soutien accru aux petites structures qui nourrissent la diversité artistique. Pour les jeunes talents, cela se traduirait par plus d’opportunités de formation et de visibilité à l’international. En fin de compte, le « nouveau multilatéralisme » de Macron pourrait devenir le bouclier qui préserve la richesse visuelle de notre époque, assurant que les images continuent de raconter nos histoires, nos rêves et nos combats, sans être réduites à de simples produits de consommation.

Cet article vous a-t-il été utile ?

Commentaires

Connectez-vous pour laisser un commentaire

Newsletter gratuite

Les exclu people FR & US directement dans ta boîte mail

Stars, scandales, mode, cinéma — les news people qui font le buzz, chaque matin.

LB
OM
SR
FR

+4 200 supporters déjà abonnés · Gratuit · 0 spam