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Le Diable s'habille en Prada 2 : Milan envahie par les touristes, +18% de visiteurs

Le retour d'Andy Sachs et de Miranda Priestly fait des merveilles pour Milan. Depuis la sortie du sequel en mai, la ville italienne enregistre une hausse spectaculaire de 18% de touristes sur les lieux de tournage. Un phénomène mode et cinéma qui transforme la capitale lombarde en véritable destination people.

NP
journalist·vendredi 14 août 2026 à 10:135 min
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Le Diable s'habille en Prada 2 : Milan envahie par les touristes, +18% de visiteurs

Ce n'est pas seulement sur grand écran que le diable s'habille en Prada. Depuis la sortie en mai de la suite tant attendue, Milan vit un véritable conte de fées économique. Les chiffres sont tombés comme un verdict de Miranda Priestly : la fréquentation touristique des lieux de tournage du film a bondi de 18% dans la capitale italienne de la mode. Un raz-de-marée rose bonbon qui prouve, s'il en fallait encore, que le cinéma a le pouvoir de transformer une ville en destination culte.

Milan, nouvelle Mecque des fashionistas grâce à Andy et Miranda

Les fans du premier opus, sorti en 2006, ont attendu vingt ans ce retour. Et ils ne sont pas déçus. Le tournage du troisième acte du film, qui se déroule dans des décors somptueux de Milan, a visiblement donné des idées aux voyageurs du monde entier. Les données, rapportées par Variety, indiquent une augmentation spectaculaire de la fréquentation piétonne sur les sites emblématiques utilisés pour le film. Les rues élégantes, les cafés historiques, les boutiques de créateurs : tout est devenu un terrain de jeu pour les admirateurs d'Andy Sachs et de la terrible mais fascinante Miranda Priestly.

Ce n'est pas simplement une hausse anecdotique : c'est un changement de donne pour le tourisme local. Les hôtels affichent complet, les restaurants branchés sont pris d'assaut, et les guides touristiques improvisés fleurissent. Les fans veulent marcher dans les pas de leurs héroïnes, s'asseoir à la terrasse où Andy a peut-être eu une conversation décisive, ou simplement prendre un selfie devant la boutique Prada qui a inspiré le titre. On est bien loin de la simple visite guidée classique : c'est une immersion totale dans l'univers du film.

L'impact est tel que les autorités locales ont du mal à cacher leur satisfaction. On parle même de prolonger certaines animations liées au film pour profiter encore un peu de cette manne inespérée. Après tout, Milan a toujours été une vitrine, mais là, elle est devenue une star à part entière d'Hollywood.

Les coulisses d'un tournage qui a transformé la ville en plateau de cinéma

Si le film a été en partie tourné à Milan, c'est bien sûr un choix esthétique, mais aussi stratégique. La ville incarne à elle seule l'élégance et le luxe, des valeurs chères à l'univers de The Devil Wears Prada. Les producteurs ont su utiliser les lieux les plus iconiques : le Duomo, la Galleria Vittorio Emanuele II, le quartier de Brera, sans oublier les adresses les plus fashion de la ville. Chaque plan est une carte postale, chaque décor une invitation au voyage.

Mais ce que l'on sait moins, c'est que ce tournage a aussi été un véritable défi logistique. Les rues de Milan ont été fermées à plusieurs reprises, les commerçants ont dû s'adapter, et les habitants ont parfois râlé. Mais aujourd'hui, ils ne regrettent rien. Les retombées économiques sont bien là, et certains commerces ont vu leur chiffre d'affaires grimper en flèche grâce à la présence des caméras et des stars. On murmure même que certaines boutiques ont été prises d'assaut par les fans dès la sortie du film, pour acheter les tenues portées par les actrices.

Et que dire des acteurs ? Anne Hathaway, Emily Blunt, et bien sûr la toujours divine Meryl Streep, ont été aperçus dans les rues de Milan pendant le tournage, provoquant à chaque fois des attroupements dignes d'une première mondiale. Les paparazzi ont fait des heures sup', et les réseaux sociaux se sont enflammés à chaque photo volée. C'est ce que l'on appelle un cercle vertueux : le film attire les touristes, les touristes attirent les médias, et les médias attirent encore plus de touristes.

Un phénomène qui dépasse le cinéma et s'installe dans la durée

Ce qui est frappant, c'est que cette hausse de fréquentation ne semble pas être un simple feu de paille. Les spécialistes du tourisme s'accordent à dire que l'effet Devil Wears Prada pourrait durer. Milan est déjà une destination prisée pour le shopping et la mode, mais le film lui donne une dimension supplémentaire, presque mythologique. Les fans viennent pour vivre une expérience, pour se sentir un peu comme Andy, débarquant dans un monde de strass et de paillettes.

Les tour-opérateurs l'ont bien compris : des circuits spéciaux sont proposés, avec des arrêts dans les lieux de tournage, des anecdotes sur les acteurs, et même des dégustations dans les restaurants fréquentés par l'équipe du film. C'est un business florissant qui se développe, et qui profite à toute l'économie locale, des petits artisans aux grands hôtels de luxe.

Alors, que réserve l'avenir ? On parle déjà d'une suite à la suite, ou plutôt d'un spin-off centré sur un personnage secondaire. Mais en attendant, Milan savoure son quart d'heure de gloire hollywoodien. Et nous, on ne boude pas notre plaisir : voir la mode et le cinéma s'unir pour faire rêver le monde entier, c'est tout simplement magique. Une chose est sûre : la prochaine fois que vous irez à Milan, vous ne verrez plus la ville du même œil. Et si vous croisez une femme en tailleur impeccable, l'air hautain, n'oubliez pas de dire : « C'est un simple foulard, mais il vient de Prada. »

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