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Macabre découverte à Orange : cinq squelettes de bébés dans des cartons, l'ombre des affaires Cottrez et Courjault

C'est une découverte qui glace le sang. Dans un quartier d'Orange, cinq squelettes de nourrissons ont été retrouvés dans des cartons. Une affaire qui rappelle les terribles histoires de Dominique Cottrez et Véronique Courjault, et qui soulève la question du déni de grossesse.

CF
journalist·jeudi 30 juillet 2026 à 06:465 min
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Macabre découverte à Orange : cinq squelettes de bébés dans des cartons, l'ombre des affaires Cottrez et Courjault

Le choc est immense pour les habitants de ce quartier tranquille d'Orange. Alors que les enquêteurs poursuivent leurs investigations, une question hante tous les esprits : comment une mère a-t-elle pu vivre de tels drames dans le silence le plus total ?

La macabre découverte : cinq squelettes de bébés dans des cartons

C'est un fait divers qui rappelle les pires cauchemars. Mercredi 29 juillet, dans une maison d'Orange, les policiers ont mis au jour une scène d'horreur : cinq squelettes de nourrissons soigneusement conservés dans des cartons. Selon les premières informations, la propriétaire des lieux, une femme d'une quarantaine d'années, aurait été interpellée et placée en garde à vue. Les enquêteurs tentent désormais de déterminer les circonstances de ces décès, qui pourraient remonter à plusieurs années.

Les voisins, sous le choc, décrivent une femme discrète, sans histoire. « Personne ne se doutait de rien, confie l'un d'eux. Elle vivait seule, paraissait normale. On n'imagine pas une seconde ce qui se tramait derrière ces murs. » La découverte a eu lieu lors d'une perquisition liée à une autre enquête, ce qui ajoute au mystère. Les analyses médico-légales devraient permettre de dater les squelettes et de déterminer les causes de la mort.

L'ombre des affaires Cottrez et Courjault : le déni de grossesse en question

Très vite, les médias ont fait le parallèle avec deux affaires qui ont marqué la France : celles de Dominique Cottrez et de Véronique Courjault. En 2010, Dominique Cottrez, une sage-femme du Nord, avait avoué avoir tué huit de ses nouveau-nés, qu'elle cachait dans son jardin. En 2006, Véronique Courjault, une Française vivant en Corée du Sud, avait été accusée d'avoir tué trois de ses bébés, congelés dans des congélateurs. Dans les deux cas, les femmes avaient vécu des dénis de grossesse, un phénomène psychologique où la future mère ignore qu'elle est enceinte.

« Cette pauvre femme a pu faire des dénis de grossesse, analyse un psychologue interrogé par nos confrères de Closer. C'est un mécanisme de défense inconscient. Le corps cache la grossesse, et la mère ne réalise pas ce qui se passe. Quand l'accouchement survient, elle peut être totalement désemparée. » Dans l'affaire d'Orange, les enquêteurs explorent cette piste, même si rien n'est encore confirmé. La gardée à vue devra s'expliquer sur la façon dont ces bébés sont morts et pourquoi elle a conservé leurs corps.

La suite de l'enquête : un tournant dans la vie de la suspecte

Alors que l'autopsie des squelettes est en cours, la suspecte reste en garde à vue. Les proches de la femme, interrogés par les enquêteurs, sont sous le choc. « C'est une amie, une voisine, une collègue, confie une connaissance. On ne comprend pas. Elle n'a jamais montré de signes de grossesse, ni de détresse particulière. »

Cette affaire, qui secoue la ville d'Orange, soulève des questions profondes sur la santé mentale et le déni de grossesse. Les spécialistes rappellent que ce phénomène est plus fréquent qu'on ne le croit, et que les femmes qui en souffrent ont besoin d'accompagnement. Pour la suspecte, l'avenir s'annonce sombre : elle risque des années de prison si les bébés sont déclarés morts par strangulation ou suffocation. En attendant, les habitants d'Orange tentent de digérer l'indicible, tandis que la justice poursuit son travail de vérité.

L'affaire d'Orange s'inscrit dans une triste série de découvertes similaires en France. Les psychologues rappellent que le déni de grossesse touche environ une grossesse sur 500, et que les femmes concernées peuvent accoucher seules, souvent sans avoir conscience de leur état. Dans le cas de la suspecte d'Orange, les enquêteurs cherchent à comprendre si elle a bénéficié d'un suivi médical ou psychologique. Les voisins interrogés par Closer décrivent une femme « très discrète, qui ne recevait jamais de visites ». Un autre voisin ajoute : « On la voyait parfois faire ses courses, elle avait l'air fatiguée, mais rien d'alarmant. »

Les analyses médico-légales en cours devraient révéler l'âge des bébés au moment du décès et les causes exactes de la mort. Si les squelettes portent des traces de violence, la qualification d'homicide pourrait être retenue. Dans le cas contraire, il pourrait s'agir de morts naturelles non déclarées. La suspecte, qui n'a pas encore été entendue par les juges, devra s'expliquer sur la conservation des corps. Selon une source proche de l'enquête, « elle semble effondrée et ne comprend pas ce qui lui arrive ».

Le maire d'Orange a exprimé sa consternation et appelé à laisser la justice faire son travail. Une cellule psychologique a été mise en place pour les proches et les voisins, profondément traumatisés. Cette affaire, qui rappelle les pires faits divers, interroge sur la capacité de la société à détecter la détresse psychologique. En attendant, l'enquête se poursuit, et la vérité sur ces cinq vies brisées pourrait mettre du temps à éclater.

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