Après une standing ovation à Sundance, le premier film produit par Archewell, Cookie Queens, a fait un flop retentissant en salles. Un revers humiliant pour Meghan et Harry qui remet en question leur place à Hollywood.
Ils pensaient avoir trouvé la formule magique. Après des mois de spéculations et de promotion savamment orchestrée, Meghan Markle et le prince Harry ont essuyé un échec cinglant avec leur tout premier projet cinématographique. Cookie Queens, produit par leur société Archewell, avait pourtant tout pour séduire : un concept original, une distribution prometteuse et une couverture médiatique digne des plus grands blockbusters. Mais le verdict du public est tombé, impitoyable : le film a fait un flop retentissant au box-office, quelques mois seulement après avoir été salué par une standing ovation au festival de Sundance. Une déconvenue qui interroge sur la stratégie hollywoodienne des Sussex.
Pour comprendre l'ampleur de cette déroute, il faut se rappeler le parcours hors norme du couple. Meghan Markle, actrice devenue duchesse, et le prince Harry, militaire et membre de la famille royale britannique, ont toujours suscité un intérêt médiatique démesuré. Leur mariage en 2018 avait été suivi par des millions de téléspectateurs à travers le monde. Leur décision de quitter la royauté en 2020, baptisée « Megxit », avait provoqué une onde de choc planétaire. Depuis, ils se sont réinventés en entrepreneurs de l'industrie du divertissement, signant des accords lucratifs avec Netflix et Spotify, produisant des documentaires et des podcasts. Mais cette fois, le sort semble s'acharner sur eux.
Le rêve hollywoodien des Sussex vire au cauchemar
L'ironie est cruelle. En janvier dernier, à Sundance, l'ambiance était à l'euphorie. Les Sussex, rayonnants, recueillaient les applaudissements nourris d'un public conquis par Cookie Queens. Les critiques louaient l'audace du projet, la fraîcheur du scénario, l'engagement des producteurs. Meghan, en particulier, semblait savourer ce retour gagnant sous les projecteurs, elle qui avait quitté la royauté britannique pour conquérir l'Amérique et son industrie la plus glamour. On murmurait déjà des nominations aux Oscars, des accords de distribution internationaux, un nouveau chapitre doré pour Archewell.
Mais quelques mois plus tard, la réalité a rattrapé le conte de fées. Les chiffres du box-office sont tombés comme un couperet : le public n'a pas suivi. Les salles se sont vidées, les séances ont été retirées des programmes, et le film a rapidement disparu des écrans. Un échec d'autant plus humiliant que la machine médiatique avait été parfaitement huilée. Comment expliquer un tel désaveu ? Les analyses divergent, mais une certitude demeure : le nom Sussex, autrefois synonyme d'attention mondiale, ne suffit plus à remplir les salles obscures.
Ce revers est d'autant plus cuisant que le couple avait misé gros sur ce projet. Cookie Queens n'était pas un simple film : c'était le premier long-métrage produit par Archewell, leur société de production fondée en 2020. L'objectif était clair : prouver que les Sussex étaient capables de créer des contenus à la fois populaires et exigeants, et de s'imposer comme des acteurs majeurs de l'industrie du divertissement. La promotion avait été intensive : interviews dans les talk-shows, couvertures de magazines people, avant-premières glamour. Rien n'avait été laissé au hasard. Et pourtant, le public n'a pas répondu présent.
Un revers qui relance les questions sur leur stratégie
Pour les observateurs, ce flop est bien plus qu'un simple incident de parcours. Il révèle les limites d'une stratégie de reconversion fondée sur le glamour et les grands discours. Depuis leur installation à Montecito, Harry et Meghan ont multiplié les projets : podcasts, documentaires, accords avec Netflix et Spotify. Certains ont rencontré un certain succès médiatique, d'autres ont fait long feu. Mais Cookie Queens devait être la pierre angulaire de leur empire créatif, la preuve qu'ils pouvaient produire du contenu à la fois populaire et exigeant. Son échec commercial relance les interrogations sur leur capacité à s'imposer durablement dans le paysage hollywoodien.
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Sur les réseaux sociaux, les détracteurs des Sussex se délectent de cette déconvenue, y voyant la preuve d'une arrogance déconnectée des attentes du public. Les fans, eux, tentent de relativiser, évoquant la qualité artistique du film et la difficulté du marché indépendant. Mais les chiffres sont là, froids et indiscutables. D'autant que les coûts de production et de promotion ont été considérables, et que les retombées espérées pour Archewell ne sont pas au rendez-vous.
Ce n'est pas la première fois que les Sussex essuient un revers dans leurs projets médiatiques. Leur podcast avec Spotify, par exemple, avait été interrompu après une seule saison, en raison de divergences créatives. Leur documentaire Netflix, « Harry & Meghan », avait certes battu des records d'audience, mais avait également suscité des critiques sur son parti pris. Ces expériences mitigées auraient dû les alerter : la popularité médiatique ne se traduit pas automatiquement en succès commercial.
Et maintenant ? Les Sussex face à un tournant décisif
Ce revers intervient à un moment charnière pour le couple. Après des mois de tensions avec la famille royale, de révélations fracassantes et de projets commerciaux ambitieux, Harry et Meghan semblent à la recherche d'un second souffle. Cookie Queens devait leur offrir une légitimité nouvelle, celle de producteurs influents capables de façonner la culture populaire. Son échec les renvoie à une réalité plus complexe : Hollywood est un monde impitoyable, où le prestige ne suffit pas et où chaque projet est un pari risqué.
Les prochains mois seront décisifs. Les Sussex vont-ils revoir leur copie, se tourner vers des formats plus consensuels, ou au contraire persévérer dans leur ligne éditoriale engagée ? Leur carnet d'adresses reste impressionnant, et leur capacité à générer l'attention médiatique demeure intacte. Mais le temps presse. À force de promesses non tenues et de projets décevants, ils risquent de voir fondre leur capital sympathie, aussi bien auprès du grand public que des décideurs de l'industrie. Une chose est sûre : après ce flop retentissant, le prochain projet des Sussex sera scruté avec une attention redoublée. Et cette fois, l'erreur ne sera pas permise.
En attendant, les Sussex doivent digérer cette humiliation. Leur image, soigneusement construite depuis leur départ de la royauté, en prend un coup. Meghan, qui avait pourtant fait de son engagement féministe et de sa défense des minorités son cheval de bataille, se retrouve face à un paradoxe : elle prône l'authenticité, mais ses projets peinent à convaincre. Harry, de son côté, a toujours affirmé vouloir se consacrer à des causes qui lui tiennent à cœur, comme la santé mentale des anciens combattants. Mais Cookie Queens ne semblait pas correspondre à cette ligne directrice, ce qui interroge sur la cohérence de leurs choix.
Certains experts en marketing estiment que les Sussex devraient se recentrer sur des projets plus personnels, en lien avec leur histoire et leurs valeurs. D'autres pensent qu'ils devraient s'associer à des producteurs expérimentés, capables de les guider dans les méandres d'Hollywood. Mais une chose est certaine : le temps de l'insouciance est révolu. Chaque nouveau projet sera désormais jugé à l'aune de ce fiasco, et les Sussex devront redoubler d'efforts pour regagner la confiance du public.
En fin de compte, ce flop pourrait être une opportunité déguisée. En prenant conscience de leurs limites, les Sussex pourraient se réinventer et proposer des contenus plus authentiques, en phase avec les attentes de leur audience. Mais pour cela, ils devront accepter de remettre en question leur stratégie et de faire preuve d'humilité. Une leçon que même les plus grands noms d'Hollywood ont dû apprendre un jour. Reste à savoir si Harry et Meghan sauront en tirer les enseignements.
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