La deuxième saison de « The Gentlemen » débarque sur Netflix avec plus de glamour, d’action et de sang. Les producteurs expliquent comment ils équilibrent l’excentricité britannique et la violence pour offrir un cocktail explosif aux fans.
Imaginez la scène : Theo James, vêtu d’un costume taillé sur mesure, se tient dans un manoir anglais où le parfum du cuir et du vieux bois se mêle à l’odeur du danger. C’est le décor que les producteurs ont choisi pour nous plonger, dès le premier plan, dans une ambiance où le luxe aristocratique côtoie la criminalité la plus audacieuse. Le cœur bat plus fort quand on comprend que, derrière chaque portrait de famille, se cache une intrigue meurtrière prête à exploser. Cette fois‑ci, la tension n’est plus seulement britannique : l’Italie s’invite, apportant ses palais ensoleillés et son mythe mafieux, pour pousser le suspense à son paroxysme.
Ce qui rend cette saison si captivante, c’est la promesse d’un équilibre fragile entre le chic et le sang. Les créateurs ont juré de ne jamais sacrifier l’émotion au profit du spectacle, et ils le prouvent en mariant des scènes d’action « wall‑to‑wall » à des moments de tension psychologique où chaque personnage doit choisir entre le pouvoir et le cœur. Selon Variety, les producteurs insistent sur le fait que « l’action fonctionne quand on a un attachement émotionnel aux personnages de la scène », une règle d’or qui guide chaque séquence de tir et chaque trahison.
Theo James : un duc rebelle revient pour une saison 2 plus meurtrière
Dans cette nouvelle aventure, Theo James reprend son rôle de Eddie, le duc qui a troqué les soirées de gala contre les armes à feu. Le personnage, désormais plus affûté, porte des costumes encore plus coupés, signe d’une richesse qui ne fait que croître. La production a même fait appel à la couturière Loulou Bontemps, qui explique que « Tailoring is so important », soulignant l’importance du détail vestimentaire pour refléter le statut et la dangerosité du protagoniste. Le duo avec Kaya Scodelario, qui incarne la redoutable Susie Glass, se retrouve à naviguer entre trahisons et alliances, chaque décision pouvant déclencher une vague de violence.
Le tournage a également introduit un élément inattendu : un tigre CGI, enfermé dans une cage construite à partir d’un gazebo acheté sur eBay pour 20 000 £. Cette touche surréaliste rappelle le ton « reality plus 7 % » de la série, comme le précise le producteur Read : « Le ton de la série est la réalité plus 7 % ». Le tigre, bien que virtuel, symbolise la sauvagerie qui se cache derrière le vernis aristocratique, et il promet d’alimenter les scènes les plus spectaculaires de la saison.
Kaya Scodelario : la reine du crime britannique s’enrichit de glamour italien
Kaya Scodelario, qui incarne Susie Glass, passe d’une héritière de la pègre londonienne à une véritable icône du style international. Son personnage s’est vu offrir une Birkin, des voitures classiques et, surtout, un accès aux somptueux palais italiens qui servent de toile de fond à la deuxième moitié de la saison. Le décor italien n’est pas qu’un simple décor ; il représente la logique du show‑business criminel, où le prestige du mafioso rencontre le chic de la haute société. Le producteur Read explique que « l’Italie semblait un lieu logique compte tenu de la renommée de la mafia et du glamour », un choix qui ajoute une couche de sophistication à chaque braquage.
Cette évolution stylistique n’est pas seulement esthétique. Elle reflète la montée en puissance de Susie, qui, désormais, manie le pouvoir avec la même aisance que son garde‑robe. Les costumes, plus raffinés, traduisent son ascension et son ambition de dominer non seulement Londres mais aussi les rues ensoleillées de Rome. Le contraste entre le velours rouge réservé au seigneur du manoir et les tenues ultra‑chic de Susie crée un jeu visuel qui renforce le thème de la dualité entre tradition et modernité.
Jonathan Glickman : le producteur dévoile la quête d’un équilibre entre bizarrerie et violence
Jonathan Glickman, CEO de Miramax et producteur exécutif, n’a pas caché son admiration pour l’engouement américain envers le britannique. « Les Américains sont obsédés par les Britanniques, que nous voulions le reconnaître ou non », a-t-il déclaré lors du lancement de la saison 2 au Guildhall médiéval de Londres. Cette fascination, selon lui, alimente le succès de la série, qui mêle le charme aristocratique à des intrigues criminelles palpitantes. Glickman a également souligné que le budget, bien que conséquent, a été géré avec ingéniosité : les costumes sont créés en interne, les accessoires sont empruntés, et même le tigre, bien que CGI, repose sur une cage réelle construite à moindre coût.
Mais le cœur de la discussion porte sur la créativité du scénario. Glickman a conclu avec une phrase qui résume l’esprit de la série : « Nous cherchons toujours de nouvelles façons de tuer des gens ». Cette déclaration, à la fois provocante et révélatrice, montre que les producteurs ne cessent de pousser les limites du genre, cherchant constamment à surprendre le public tout en conservant une authenticité émotionnelle. La saison 2 promet donc non seulement plus d’action, mais aussi une profondeur narrative qui fera vibrer les fans jusqu’au dernier épisode.
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