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Eric Goode, le réalisateur de Tiger King, avoue avoir été "partie du problème" du trafic illégal de reptiles

Dans sa nouvelle docusérie HBO Monsters of God, Eric Goode pousse le gonzo encore plus loin. Le réalisateur de Tiger King et Chimp Crazy révèle son implication personnelle dans le trafic illégal de reptiles : "Les gens ne réalisent pas à quel point on est fous."

NP
journalist·jeudi 30 juillet 2026 à 10:016 min
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Eric Goode, le réalisateur de Tiger King, avoue avoir été "partie du problème" du trafic illégal de reptiles

Il est l'homme derrière les documentaires les plus déjantés du moment, et cette fois, il passe aux aveux. Eric Goode, le réalisateur qui a secoué la planète avec Tiger King et Chimp Crazy, revient avec une nouvelle série HBO qui promet de faire encore plus de vagues : Monsters of God. Mais ce qui surprend le plus, c'est sa confession choc : Goode admet avoir été lui-même "partie du problème" dans le trafic illégal de reptiles. Une révélation qui donne une tout autre dimension à son travail de documentariste.

Eric Goode n'est pas un inconnu du grand public. Avant de devenir le réalisateur à succès que l'on connaît, il a mené une carrière éclectique : artiste, designer, hôtelier, et surtout passionné de reptiles. Sa fascination pour ces animaux l'a conduit à fréquenter les milieux les plus troubles du trafic d'espèces sauvages, bien avant que ses documentaires ne fassent de lui une célébrité. C'est cette double vie qu'il dévoile aujourd'hui, avec une franchise désarmante.

Eric Goode avoue son passé trouble dans le trafic de reptiles

Dans une interview exclusive accordée à Vanity Fair, Eric Goode ne mâche pas ses mots. Il reconnaît avoir participé au commerce illégal de reptiles avant de se lancer dans le documentaire. "Les gens ne réalisent pas à quel point on est fous", confie-t-il, avec ce mélange d'auto-dérision et de franchise qui le caractérise. Cette déclaration intervient alors que Monsters of God s'apprête à dévoiler les dessous d'un monde encore plus sombre que celui des félins ou des primates. Goode, qui a passé des années à fréquenter les trafiquants, avoue avoir été "partie du problème" avant de devenir celui qui dénonce. Un parcours qui rappelle celui de certains journalistes infiltrés, mais avec une touche personnelle bien plus intime.

Le réalisateur explique que son amour pour les reptiles l'a conduit à côtoyer des personnages troubles, bien avant que Tiger King ne fasse de lui une célébrité. "J'étais fasciné par ces animaux, mais aussi par les gens qui les collectionnaient", dit-il. Une fascination qui l'a mené jusqu'aux confins de la légalité, et qu'il assume aujourd'hui avec une honnêteté désarmante. Il confie avoir été "partie du problème" pendant des années, fréquentant les trafiquants et participant parfois à des échanges douteux. C'est cette expérience personnelle qui donne à Monsters of God une authenticité rare : Goode ne filme pas de l'extérieur, il raconte sa propre histoire.

Son passé dans le trafic de reptiles est d'ailleurs un secret de polichinelle dans le milieu des documentaires animaliers. Mais jamais il ne l'avait avoué aussi clairement. "J'ai grandi, j'ai compris", dit-il, comme pour justifier son revirement. Aujourd'hui, il utilise sa notoriété pour dénoncer les dérives d'un système qu'il a lui-même alimenté.

Monsters of God : une plongée encore plus gonzo que Tiger King

Avec Monsters of God, Eric Goode promet d'aller encore plus loin que ses précédents succès. La série, qui explore le trafic d'espèces protégées et les dérives de certains collectionneurs, s'annonce comme un voyage dans les recoins les plus obscurs de l'Amérique. Goode, qui a toujours eu un style documentaire très personnel, presque intrusif, se met cette fois en scène comme jamais. "Les gens ne réalisent pas à quel point on est fous", répète-t-il, comme un avertissement. Car le réalisateur n'hésite pas à se mettre en danger, à fréquenter des individus dangereux, le tout avec une caméra à l'épaule.

Les premiers extraits montrent des images choc : des reptiles entassés dans des conditions sordides, des trafiquants qui parlent sans filtre, et Goode lui-même, pris dans des situations périlleuses. Le ton est à la fois humoristique et grave, signature du réalisateur qui a su captiver des millions de spectateurs avec ses récits hors normes. Mais cette fois, l'enjeu est personnel : Goode ne se contente pas d'observer, il se confesse. Il admet que son implication passée lui donne une perspective unique, mais aussi une responsabilité. "Je ne peux plus faire semblant de ne pas savoir", explique-t-il.

La série se veut une réflexion sur la frontière entre passion et obsession, entre collectionneur et trafiquant. Goode interroge les motivations des protagonistes, y compris les siennes. "Pourquoi est-ce qu'on fait ça ?", demande-t-il à la caméra. Une question qui résonne d'autant plus fort qu'il a lui-même été de l'autre côté.

Les réactions et la suite : un tournant dans la carrière d'Eric Goode

Les premières réactions à Monsters of God sont déjà très attendues. Les fans de Tiger King et Chimp Crazy guettent avec impatience cette nouvelle plongée dans l'Amérique des marges. Mais les critiques s'interrogent : jusqu'où Eric Goode ira-t-il ? Son aveu de complicité passée pourrait lui attirer des ennuis, mais aussi renforcer sa crédibilité de documentariste prêt à tout pour dénoncer les dérives. "Je ne suis plus le même qu'avant", confie-t-il. "J'ai grandi, j'ai compris."

Cette nouvelle série marque un tournant dans sa carrière. Après avoir révélé les dessous du monde des félins et des primates, Goode s'attaque aux reptiles, un univers encore plus secret et dangereux. Mais en avouant sa propre implication, il brouille les frontières entre l'observateur et le participant. Une démarche risquée, mais qui pourrait bien faire de Monsters of God le documentaire le plus personnel et le plus dérangeant de sa filmographie.

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Sur les réseaux sociaux, les spéculations vont bon train. Certains saluent son honnêteté, d'autres s'interrogent sur les conséquences juridiques possibles. Mais Goode semble prêt à assumer. "Je savais que ça allait faire du bruit", dit-il. "Mais c'est nécessaire."

En attendant la diffusion, prévue prochainement sur HBO, les spectateurs peuvent déjà se faire une idée du ton de la série grâce à une bande-annonce qui a fait le buzz. On y voit Goode, au milieu de serpents et de lézards, confesser : "J'étais partie du problème." Une phrase qui résume à elle seule le paradoxe de cet homme : ancien trafiquant devenu justicier, mais jamais totalement sorti de l'ombre.

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